Londres : scènes de vie dans un hôtel

Nous vouons une passion aux moments de vie dans un hôtel. Aux lieux qui ont du charme. Où tout semble simple et doux tandis que l’on sait bien que c’est l’accumulation de gestes anticipés, de belles idées et de travail précis.

Puis, dès que l’on passe la porte d’un hôtel qui a du chien, on se sent transporté. Dans une bulle de confort. Loin de la ville ou du pays dans lequel on se trouve. Soudainement, il s’agit d’un espace hors du temps. Tout ralentit, la vie semble plus douce.

Pour profiter de ce charme inimitable rien de tel que Londres et son offre pléthorique. Elle permet de passer sa journée à déambuler d’hôtel en hôtel en se laissant porter. L’espace de quelques heures, c’est comme si l’actualité n’existait plus, adieu la morosité ambiante. Soudainement, tout devient juste et harmonieux. Un luxe précieux à savourer.

Vous allez visiter Londres? Retrouvez ici toutes nos bonnes adresses

Se rendre à Londres: Le trajet prend à peine deux heures en Eurostar direct de Bruxelles, 1h20 en partance de Lille. Classe Standard à partir de 39 € l’aller, basé sur un aller-retour obligatoire. Pour la classe Standard Premier, à partir de 119 € l’aller. Quant à la classe Business Premier, compter 285 € l’aller.

Petit déjeuner authentique dans un pub : The Mad Hatter

Nous vous avions déjà parlé des chambres d’hôtel de The Mad Hatter. N’oubliez pas non plus son pub. Toute l’ambiance britannique légère et joyeuse. Le matin, pensez classiques comme l’omelette Arnold Bennett. Pour un réveil en douceur, playlist au diapason, comme dans un pub rural. Queen, The Beatles, des classiques qui font du bien. Psssttt : rien ne vous empêche de repasser le soir pour une bière et des Scotch Eggs.

Déjeuner flamboyant : The Coral RoomBloomsbury Hotel

Des murs couleur corail. Des lustres monumentaux. Des peintures et portraits colorés de Luke Edward Hall. Voici l’extravagance des années folles, le dynamisme artistique d’une capitale. S’attabler à The Coral Room, c’est prendre la température de la ville. Clientèle jeune et branchée et cocktails bien sentis. Les créations mettent en avant l’héritage britannique, remis au goût du jour. Ainsi, on retrouve des cocktails à la rhubarbe ou au sureau, avec des airs bucoliques. Les classiques sont également réalisés de main de maître. Ne manquez pas les spécialités du brunch, entre généreux croque truffé et shakshuka au chorizo. Un bar qui a tout compris aux envies de ses visiteurs, qui sait amener de la vie dans un hôtel.

Afternoon Tea artistique : Oscar RestaurantCharlotte Street Hotel

Ah, Kit Kemp. Son travail à la tête du groupe hôtelier Firmdale ne cesse de nous subjuguer. Les lieux qu’elle conçoit se reconnaissent au premier coup d’oeil. Amour des belles matières. Travail sur les motifs, les couleurs et les textures. Présence de la main de l’homme, de l’artisanat, du beau geste. Chez Oscar, on retrouve donc un gigantesque fresque peinte par Alexander Hollweg. De jolies fleurs sauvages qui semblent avoir été juste cueillies dans une prairie.

Puis, dans un service en porcelaine qui a gardé son âme d’enfant, on se régale d’un Afternoon Tea avec tous les classiques : petits sandwichs, scones chauds et clotted cream, plateau de biscuits maison.

Voir et être vu à The Artesian – The Langham

Dans ce bar pensé par le Studio David Collins, tout est rutilant. Pensez à des hauts volumes impressionnants. Un bar façon années folles à Shanghai. Des colonnes doriques. Des chandeliers en forme de pagode. Des papiers peints qui se retrouvent parfois ornés de papillons. Sur le fil, le lieu ne laisse pas indifférent et ose le tape à l’oeil parfois façon Philipp Plein. La clientèle est là autant pour déguster que parader.

A contrario, l’accueil est charmant. Gentil, familial, chaleureux. A l’opposé de ce qu’on pourrait imaginer vu la stature du lieu. La carte se propose de traduire en cocktail les moments clés d’une vie. Naissance, adolescence, rupture, mariage. Audacieux. Le résultat est assez minimaliste en présentation. Presque protestant, quasiment à l’opposé du glitz du lieu. Plutôt réussi mais plus classique que ce que le descriptif laisse supposer. Ainsi, le “Your kids left home” combine gin, olive, malt, noix et “larmes”. C’est une déclinaison du Dirty Martini, bien ficelée mais pas spectaculaire (ce que l’on attend pour un cocktail à 20£).

Cocktail digestif avant-gardiste : Dandelyan – Sea Containers

Dépêchez-vous car le Dandelyan va bientôt fermer ses portes. Il est encore temps de découvrir les cocktails innovants de Ryan Chetiyawardana et Iain Griffith. D’autant plus que vous les dégusterez avec vue sur la Tamise.

Au menu, des cocktails inspirés de plantes et pleins d’audace. Vous aurez besoin des recommandations des serveurs pour choisir, tant le jargon utilisé sort de l’ordinaire. Autrement, allez-y à l’instinct en sachant que vous ne risquez pas d’être déçu. En effet, le Dandelyan a été élu World’s Best Bar de 2018.

Décoration sexy sans tomber dans le bling gratuit. Voici la touche Tom Dixon qui fonctionne particulièrement bien. Regardez cette banquette en cuir rose qui tire sur le cappuccino. Avec des appliques en laiton patiné et des murs vert intense, c’est un trio de choc. Ajoutez une bande son qui va bien : Canned Heat, New Order, de quoi donner envie de profiter de la nuit londonienne.

Mention spéciale pour le Koji Hardshake au whisky Dewar’s, koji et bitter à la réglisse.

vie dans un hôtel