La Petite Bouffe: Ploughman’s Lunch + Robin des Bois

La Petite Bouffe: Ploughman’s Lunch + Robin des Bois

Pour cette nouvelle Petite Bouffe où l’on allie cinéma et bon repas, direction de le Royaume-Uni.

Dimanche après-midi post canicule. Vingt degrés de moins en à peine une journée. Le ciel bas et gris, une légère pluie.

Le cocktail parfait pour avoir envie de retomber en enfance. Alors, au lieu de passer l’après-midi à écrire ou à bouquiner comme c’est généralement le cas, c’est le dessin animé qui l’a emporté.

Une envie subite d’où une nécessité pour un plat simple, prêt avec tout ce qu’il y a dans le réfrigérateur, et sans trop de complications inutiles.

Le film : Robin des Bois

Hé oui, le Disney de 1973 avec ses dessins aux traits délicats et ses personnages facétieux. Où l’on suit les aventures de Robin le renard contre le prince Jean, le lion avare et frustré.  Un classique pour enfants qui a bien vieilli, et même avec des thèmes plutôt actuels et pertinents. Oh-de-lally, oh-de-lally !

Le plat : Ploughman’s Lunch

Le Ploughman’s Lunch est le plateau repas du travailleur. Simple, rustique, bon et nourrissant. Désormais, c’est aussi un peu l’équivalent de la planche mixte dans un pub. On y trouve toujours du fromages, des pickles et du pain. Parfois quelques crudités ou quelques charcuteries. Parfait pour s’adapter à ce que votre maison vous réserve.

Ici, vous avez donc une baguette bien fraîche, légèrement grillée pour qu’elle soit tiède. Dessus, un peu de beurre tartiné, qui fond au contact du pain. De très fines tranches de jambon italien aux herbes. Puis, du piccalilli de Fortnum and Mason. C’est un pickle à base de chou fleur et de moutarde. Croquant, un peu relevé, bien vinaigré. Parfait pour accompagner les viandes froides.

Sur la seconde assiette, il y a des carottes fermentées – comprenez avec un saveur intense de carottes. Du taleggio tout doux, qui contraste avec un chutney aux légumes (oignons confits, sucre brun, mélange de panais, carotte, quelques épices douces). Du jambon légèrement fumé.

Voici la première partie hommage aux racines ouvrières de Robin des Bois, à son éthique de prendre aux riches pour donner aux pauvres. La boisson, c’est l’inverse. Champagne bien frais, comme l’opulent prince Jean. Pour le plaisir du contraste, et celui de la douce torpeur.

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