Le jardin à l’anglaise, voici un style à part entière qui suscite l’admiration et mérite sa petite leçon à lui tout seul.  Un des plus beaux exemples est celui de Number Sixteen, en plein coeur de l’élégant South Kensington.
Cette hôtel de luxe réussit à garder une atmosphère intimiste. Sa créatrice, Kit Kemp a en effet relié plusieurs maisons anglaises traditionnelles si bien que l’on s’y sent comme chez soi, en mieux.

Le jardin à l’anglaise est la prolongation naturelle des espaces communs, on l’observe au loin, en rêvant lors de son petit-déjeuner. Voici les envies qu’il nous procure.

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Le jardin à l’anglaise du Number Sixteen

La petite leçon de jardinage

Pour créer de l’espace, il faut cloisonner

Cela peut surprendre, mais si un espace est divisé en plusieurs coins séparés, il paraîtra plus grand. Pour les architectes, c’est un des principes de base, mais il est régulièrement sous-estimé. Cela multiplie les usages. Donc les chances qu’il se plie à chacune de vos envies. Coin lecture, grande table pour déjeuner, cabanon romantique.

Les galets, l’habit du sol

Pour structurer l’espace, il est aussi intéressant de reprendre l’astuce qui fonctionne en intérieur: le tapis. C’est lui qui délimite chaque partie d’une pièce et permet de créer des atmosphères différentes. Traduit en jardinage, cela donne des parterres de galets aux motifs ondulés.

De la vie, encore et toujours

Si la superficie vous le permet, rien n’est plus apaisant qu’une petite mare. De jolies carpes orangées qui ondulent sous vos yeux, quelques plantes aquatiques. Par un soleil printanier ou sous la bruine, cela vous donnera forcément le sourire. Pour retrouver votre âme d’enfant ou vous imaginer en maître zen

Au plus proche de la nature

Les jardins à la française veulent montrer le pouvoir de l’homme sur le végétal. Tout y est carré et imposé. A contrario, le jardin à l’anglaise enrobe, accompagne, montre la direction. Les fleurs sont libres de s’ébattre et poussent joyeusement. La végétation est plus luxuriante. Le lierre grimpe et n’en fait qu’à sa tête. Les jonquilles, jacinthes et autres bulbes ne sont pas disposées de manière symétriques mais comme si tout cela n’était que le fruit du hasard. Bien sûr, en réalité, le jardinier contrôle, mais cette illusion du sauvage est beaucoup plus charmante.