Gardiennes de la Lune: des rituels au fil des saisons

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(C) Gardiennes de la Lune – Stéphanie Lafranque – Vic Oh

Gardiennes de la Lune : des rituels au fil des saisons

Si j’ai lu Gardiennes de la Lune, c’est d’abord grâce à une conversation au printemps 2019.

Sur un balcon bruxellois, au milieu des arbres, avec mon amie Aurélie. Nous discutions de nos humeurs, des hauts et des bas. Des cycles, des moments avec de l’énergie à revendre, puis ceux au ralenti.

A force de développer, de se raconter des anecdotes de nos vies respectives, nous en étions venues à la lune. Toutes les deux, de façon totalement empirique, nous avions remarqué que nous y étions sensibles. Les soirs d’insomnie, quand nous regardions par la fenêtre, c’était souvent la pleine lune. Ni elle ni moi n’avions pris de notes régulières pour tester la véracité de l’hypothèse sur plusieurs mois consécutifs.

Cependant, il semblait tout de même que nos humeurs avaient des phases. Qu’il y avait des répétitions. Que cela coïncidait à des moments de l’année particuliers. Déjà de le remarquer et de l’accepter semblait être libérateur.  Cela permettait, à petits pas, de construire un schéma décodeur.

Moi qui pendant longtemps ai toujours juré par la science et le rationnel, je me suis surprise à m’ouvrir au mystérieux. Sans trop savoir pourquoi ou comment. Par simple pragmatisme. Observer, noter les cycles, apprendre à se connaître.

A vrai dire, peu importe de comprendre la cause ultime. Remarquer les schémas est déjà un grand pas en avant. Même si cela semble bizarre – ou complètement perché pour certains. Toutes les deux, chacune de notre côté, nous avions débuté ce chemin, tout simplement car cela facilitait la vie. Cela permettait d’anticiper. De se dire que là, les prochains jours, on allait être d’une humeur de chien et c’est normal. C’est prévu, pas besoin de prendre des décisions à ce moment là ou remettre toute sa vie en question. Laisser passer doucement sans trop prendre au sérieux.

Puis, quelques mois plus tard, Gardiennes de la Lune est sorti.

A la lecture, ce sont mes deux personnalités qui ont été déboussolées. Il est écrit par Stéphanie Lafranque, maître reiki passionnée de plantes et de cycles lunaires (retrouvez son interview ci-dessous).

L’ouvrage est divisé en deux parties. La première, plus analytique et généraliste, qui permet d’expliquer les différentes phases de la lune, les incidences sur l’énergie, le moral, les envies. La seconde est là pour ritualiser le passage des saisons, et ce, grâce à la lune.

En lisant certains passages, mon “moi rationnel” ne pouvait s’empêcher de trouver ça un peu lointain. Presque magique. Et justement, le “moi enfantin” se réjouissait de cette magie. De ce plaisir de ne pas tout comprendre, de ne pas tout prouver mais de se laisser porter. De garder ce regard ouvert et curieux, d’essayer, car, pourquoi pas, ça pourrait marcher.

Voici un livre à mettre entre les mains de tous, et pas uniquement de vos copines bohèmes. Car il pose des questions, incite à remettre en question ce qu’on croit savoir. Il pousse des portes avec entrain.

Se reconnecter à soi, au temps qui passe. Célébrer les mois, les courbes ascendantes et descendantes car l’une n’existe pas sans l’autre. Savoir ralentir quand il le faut, écouter ses désirs, ses cycles.

Plein de bons outils, il suffit de les regarder avec un regard innocent, sans jugement, et de s’amuser à les essayer.
Ne manquez pas non plus les illustrations et dessins de Vic Oh, qui savent transmettre cette magie.

(C) Gardiennes de la Lune – Stéphanie Lafranque – Vic Oh

Comment avez- vous découvert l’influence de la lune?

Stéphanie Lafranque:

Tout à fait naturellement en étant ce que l’on appelle une enfant lunaire au sens propre. Petite, j’adorais poser mon esprit en regardant la Lune, elle me fascinait, c’était une compagne qui veillait sur mes nuits. J’avais une grand-mère très connectée et qui intuitivement m’a poussé à m’intéresser à ce qui se passait dans le ciel.

C’est des années après que j’ai découvert qu’un peu partout dans le monde et ce depuis la nuit des temps, les peuples avaient créé des cosmogonies, des cultes, des contes, autour de la Lune et travaillaient avec ses influences.

 

Racontez-nous votre parcours, comment devient on maître reiki?

Hormis ma grand-mère, qui vivait au rythme des saisons, je viens d’une famille qui ne s’intéresse pas au subtil, aux énergies, à tout ce qui ne semble pas « rationnel ».

J’ai malgré tout toujours eu en moi, ce sentiment qu’il me manquait quelque chose, une part de spiritualité qui était endormie. Le reiki est entré dans ma vie par la petite porte, j’ai été amené par une amie professeur de yoga à une première initiation, je ne savais pas vraiment où je mettais les pieds.

J’ai vécu ce stage comme une rencontre avec moi-même, une porte s’est ouverte pour ne plus se refermer. J’ai mis des mots sur des ressentis que jusqu’ici je ne m’expliquais pas, j’ai découvert l’univers infini du travail énergétique et une philosophie de vie qui ne m’a plus quittée.

J’ai beaucoup travaillé sur moi et avec les personnes que j’accompagne en tant que praticienne. J’ai toujours aimé transmettre, devenir Maître-enseignant, était logiquement la finalité et le début d’une aventure. Aujourd’hui, j’initie des personnes à cette magnifique méthode née au Japon au début du vingtième siècle tout en transmettant mes enseignements.

 

Qui assiste à vos cercles de femmes?

C’est la magie des cercles, toutes les femmes quelle que soit leur origine, leur parcours, leur âge, leur croyance assistent aux cercles que je propose. Les femmes qui viennent participer à un cercle ont déjà un petit parcours de travail sur soi pour la plupart, mais parfois, il arrive que les femmes soient totalement novices et cherchent à découvrir cette pratique.

J’ai animé jusqu’ici des cercles fermés, avec les mêmes femmes qui se retrouvent sur une année, mais à partir de septembre, je vais proposer des cercles ouverts où les participantes ne sont pas toujours les mêmes, cela change l’énergie du cercle.

 

Comment pourriez-vous convaincre quelqu’un de sceptique? Faut-il le convaincre?

Je ne cherche jamais à convaincre, que ce soit pour le Reiki, le suivi des cycles lunaires, les cercles de femmes ou encore l’engagement envers la Terre-Mère, le prosélytisme dessert. Chacun.e doit faire son propre chemin en son âme et conscience afin d’être prêt à accueillir pleinement ce que qu’il a à vivre.

J’aime particulièrement cette citation de Gandhi, qui pour moi représente bien le positionnement à adopter : « Montrer l’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre, c’est la seule. ». De par mon engagement, mes écrits, mon art de vivre, j’espère ouvrir la voie et qui sait proposer une inspiration qui permettra à d’autres d’engager le pas.

 

Quel est le rituel que vous préférez? Celui qui vous touche particulièrement?

Il est toujours difficile de choisir car chaque rituel prend une dimension particulière selon ce que je vis, ou la saison. Si malgré tout je devais vous en proposer un, je piocherais dans les rituels du feu, ils rentrent pour moi particulièrement en résonance.

Dans mon livre Gardiennes de la Lune, je propose un rituel de guérison, où après avoir écrit sur une feuille nos demandes de guérison, nous l’offrons à la médecine du feu.

 

Quelle place revêt la symbolique dans votre vie ?

Une place centrale, la symbolique redonne du sens à beaucoup de situations que nous vivons, les rituels que je pratique sont d’ailleurs des actes symboliques. Elle nous donne des codes de compréhension du monde lorsque l’on commence à développer son intuition, que les messages arrivent et que les synchronicités émergent.

Depuis deux ans, je chemine auprès d’une chamane et la découverte des voyages au tambour, sont aussi une nouvelle voie d’exploration de la symbolique notamment celle des éléments naturels.

 

Vous avez déjà émis l’envie de vous former à l’astrologie. Comment définiriez-vous l’usage que vous en faites au quotidien?

Pour l’instant, elle est pour moi un outil essentiel et complémentaire à mon travail sur les énergies lunaires, mais je ne suis pas astrologue, j’utilise des connaissances que j’ai apprises dans les livres et compilées au fil de mon évolution.

M’initier à l’astrologie sera certainement une de mes prochaines destinations. Mais je prendrai le temps de choisir vers quel type d’astrologie me tourner.

 

Pour les novices, auriez-vous quelques conseils pour développer son intuition ? Et pour sentir la présence de la lune ?

Lorsque l’on souhaite développer son intuition, il faut (re-)prendre le chemin de son écoute intérieure. Apprendre à écouter ce que notre corps, qui est le meilleur vecteur, a à nous dire.

Pour cela, j’encourage à tenir un carnet quotidien ou hebdomadaire de ses émotions, de ses ressentis et de ses rêves. Comme tout fonctionne ensemble, il est essentiel en parallèle, de retrouver le chemin de la Nature, d’être moins sur les écrans, de profiter de ce qui nous entoure, ressentir les saisons. Même en ville cela est possible, cela demande d’affuter ses sens mais cela est tout aussi puissant qu’en pleine nature.

Quant à la Lune, au fil des mois en tenant son carnet et en notant quand elle est pleine ou noire, on découvre une corrélation entre son propre cycle et le cycle lunaire.

 

On vous connaît également via vos posts Instagram, sur le compte La Tisanière Tatouée. Quelles sont les plantes que vous recommandez pour être plus présent, prendre le temps et savourer ?

Les plantes sont des alliées magnifiques, en infusion, en fumigation ou en bain rituel, elles nous soutiennent dans nos pratiques. Pour être présent.e à soi et ralentir, on utilise certaines plantes toutes simples et faciles à trouver, la lavande, par exemple qui nous aide à poser notre esprit, à trouver la paix intérieure. Le serpolet qui favorise l’ancrage à la Terre. Le basilic qui nous apporte l’alignement.

J’utilise aussi les élixirs floraux, notamment les fleurs de Bach. Clématis est formidable pour nous aider vivre pleinement le moment présent.

 

Gardiennes de la Lune – Stéphanie Lafranque – Vic Oh – Editions Solar

(C) Gardiennes de la Lune – Stéphanie Lafranque – Vic Oh
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