Le couscous pied-noir de mes parents

Le couscous pied-noir de mes parents La Cuisine Méditerranée + Perse Viandes + Volailles

Le couscous pied-noir de mes parents

Je mange le couscous pied-noir de mes parents depuis que j’ai des dents. Même avant, je pense que je buvais le bouillon. Rentrer dans une pièce où a cuit ce couscous est un bonheur que je souhaite au plus grand nombre.

La chaleur du paprika, du cumin. L’anticipation d’un déjeuner en famille qui s’éternise, et où on aura le droit de se resservir deux ou trois fois tellement c’est bon.

Et pourtant, je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où j’ai refait ce plat. La recette est simple, ma maman a eu la générosité de la transmettre. Mais c’est encore meilleur quand il est mangé en rendant visite à ses parents. Se voir être enfant à nouveau. Entendre les parents se chamailler pour la quantité d’épice à mettre. Ne jamais s’accorder pour savoir si le meilleur couscous est algérien (maman) ou marocain (papa).

En plusieurs décennies, ils ont réussi à fusionner une recette qui est la leur. Un couscous pied-noir qui aurait voyagé d’Alger à Erfoud, de Marrakech à Perrégaux. Pour les lauriers, par contre, pas d’accord. S’il est délicieux, c’est que “j’ai parfaitement géré la cuisson des légumes et la maîtrise du feu” (papa), ou car “j’ai l’assaisonnement qu’il faut et ma semoule est aérienne” (maman).

Le couscous pied-noir de mes parents La Cuisine Méditerranée + Perse Viandes + Volailles

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a quelques incontournables

Les oignons fondus aux raisins secs et au cumin. Vous pouvez mettre une pointe de miel ou de cannelle en plus, c’est très bon mais ça ne sera pas “le vrai” couscous de mes parents.

Les pois chiches au bouillon. L’harissa. L’agneau qui se défait à la fourchette. Pas de couscous royal par ici, c’est une hérésie. Une viande à la fois. Des merguez, si vous avez un bon boucher. Et qu’elles sont grillées à part, au barbecue idéalement, pour ne pas rendre le bouillon trop gras. Ou des keftas également cuites à part.

Cependant l’agneau est la version la plus délicate, la plus savoureuse.

Le couscous pied-noir de mes parents La Cuisine Méditerranée + Perse Viandes + Volailles

Pour réaliser ce couscous pied-noir, même si j’ai la recette sous les yeux, et que je vous l’écris aussi, il y a une étape importante que vous ne pourrez pas réaliser: passer un coup de téléphone à mes parents pour re-vérifier que c’est la bonne recette. Même en étant sûr à 99% que c’est le cas. Passer les étapes en revue.

Toujours demander la quantité de paprika. “Beaucoup”. “Et quand tu penses que c’est beaucoup, tu en ajoutes encore”. En langage de maman traduit, mettez la moitié du bocal et vous ne le regretterez pas.

Puis après le déjeuner, appeler pour raconter comme le couscous était bon. Ohlala l’agneau était si tendre. Et les petits raisins, les petits oignons. On en mangerait bien tous les jours. Entendre que “quand on était jeune, on s’en faisait quatre assiettes”. Pour poursuivre sur la grande théorie familiale : le couscous, ça ne fait pas grossir. Peu importe la quantité, c’est comme ça. Ce ne sont que des légumes, de la semoule, un peu de viande et plein d’amour.

Raccrocher et se resservir une assiette de plus en souriant.

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Le couscous pied-noir de mes parents
Pour 4 personnes, il faut
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Portions
Ingrédients
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Instructions
  1. Prendre une grande marmite. La remplir d’eau jusqu’à un tiers. Ajouter les souris d’agneau.
  2. Ajouter également le paprika, le gingembre et le cumin. Peler les gousses d’ail et les ajouter.
  3. Couvrir et faire cuire à petite ébullition pendant une heure.
  4. Pendant ce temps, peler les carottes et les navets. Couper les carottes en gros tronçons et les navets en quartiers.
  5. A bout d’une heure, les ajouter au couscous. Poursuivre la cuisson une demi heure.
  6. Rincer les courgettes et les couper en tronçons. Les ajouter et faire cuire vingt minutes. C’est le secret pour avoir des courgettes qui se tiennent et ne terminent pas en bouillie, toujours les mettre à la fin.
  7. Préparer les oignons et raisins confits. Peler les oignons et les hacher finement. Faire chauffer l’huile dans une casserole à feu moyen. Ajouter les oignons et faire fondre dix minutes en remuant de temps en temps. Saler, ajouter le cumin et les raisins secs et mouiller avec un verre d’eau. Laisser cuire tranquillement pendant un quart d’heure.
  8. Quand le couscous est prêt, saler le bouillon. Egoutter les pois chiche et les mettre dans une casserole. Arroser de bouillon.
  9. Dans un petit bol, délayer quelques cuillères d’harissa avec un peu de bouillon, c’est la sauce piquante.
  10. Servir le couscous avec une semoule bien beurrée. Mettre de l’agneau, un peu de chaque légume. Terminer avec les pois chiche, les oignons et raisins confits et la sauce à l’harissa. Manger et se resservir.
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