Manger un hot pot sichuanais : expérience et rituel

Manger un hot pot sichuanais : expérience et rituel Chine + Hong Kong Le Voyage

Voyage en : manger un hot pot sichuanais

Le hot pot sichuanais est un plat à partager donc la réputation est connue dans toute la Chine. D’abord, choisissiez le bouillon, traditionnel pimenté ou la version ying et yang. Dans ce cas, il y aura également une partie du bouillon en version douce. Ilustration au Longsenyuan – situé sur Qintai Lu à Chengdu. C’est une adresse classique, ouverte depuis 1908.

Nous pouvions choisir entre bouillon au pot ou bouillon aux herbes médicinales chinoises. Nous avons opté pour la seconde option : bouillon clair à la coriandre, céleri, pointe de gingembre. Revivifiant et pur. Parfait pour nettoyer le palais après le bouillon rouge.

Le rouge est donc concentré en piment et poivre de Sichuan. Cependant, pour une variante piquante normale (et pas extra hot), c’est savoureux. Je craignais le plat ultra piquant qui ressemblait plus à de l’exploit sportif pour occidentaux. Que nenni. Les piments grillés apportent surtout une note chaude, fumée. Le poivre de Sichuan citronne et apporte de la complexité à l’ensemble. C’est bien sûr pimenté, relevé, mais tout en restant très appréciable.

Pour bien déguster un hot pot, on commence par préparer sa sauce: huile de sésame, plein de coriandre fraîche, une pointe de sauce d’huître et de l’ail cru. Quand le bouillon est chaud, on y fait pocher ses ingrédients en respectant les conseils de la maîtresse du hot pot.

La liste des options est généreuse, faites vous conseiller ou utilisez l’application Waygo pour vous repérer dans le menu. Nous avions opté pour de la diversité: du bœuf, en filet, tendre et délicat. Des champignons qui s’imbibent du bouillon relevé. Des pousses de petit pois pour le bouillon aux herbes. Un goût vert, une bouchée de jardin. De l’agneau un peu gras qui fond dans la bouche. Des concombres qui se révèlent croquants et juteux une fois cuits.

À chaque pioche, on met sa récolte dans la sauce et on mélange avant de manger. Ce qui veut dire que la sauce récupère du piment et du poivre et devient de plus en plus corsée. De temps en temps, on croque sur quelques grains de poivre de Sichuan et la bouche donne l’impression de mousser, de chatouiller. C’est rigolo et très localisé : pas dans tout le palais, uniquement à l’endroit du croc.

Les grandes tables partagent. À chaque verre, elles trinquent et boivent cul sec. Quelques cigarettes pour faire des pauses avant de repasser au hot pot. L’expérience est aussi délicieuse qu’authentique, c’est la convivialité chinoise par excellence.

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Un hot pot sichuanais musulman

C’est à Songpan, dans la province du Sichuan, en Chine, que nous avons découvert notre premier hot pot musulman. Les jeunes amis se partagent des brochettes qui sont cuites dans le bouillon. Pimenté, il est bien relevé tout en étant un peu moins riche en poivre de Sichuan que le hot pot de Chengdu.

Au lieu d’essayer de déchiffrer un menu, il y a de grands réfrigérateurs. On prend son plateau en métal et on se sert. Un espace est réservé à la viande, l’autre aux légumes. On retrouve des pousses de laitue, des feuilles de chrysanthème, de la patate douce ou encore du bambou. Pour les viandes, cela va du filet de bœuf à de la langue, du foie aux tripes. Il y a également de savoureux duos: des fins morceaux de bœuf qui viennent enrouler de la coriandre, des champignons, des haricots verts ou des pousses de soja.

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On cuit le tout dans son bouillon pimenté ou son bouillon léger (baies de goji, gingembre, tomate, champignons) et on trempe les morceaux dans la sauce qu’on aura préalablement préparée. Chacun a ses ingrédients favoris, ici nous aimons un mélange à l’huile de sésame, sauce soja, oignon nouveau et plein plein plein de coriandre fraîche.

Pour se rafraîchir le palais entre deux bouchées, le pickles de radis est particulièrement bon : au sésame et piment, il est croquant et doux.

A nouveau, les tables autour de nous alternent entre phases à manger et d’autres à fumer en trinquant et en buvant quelques (petits) verres de bière cul sec.

Au moment de payer, la serveuse récupère tous les piques à brochettes et les pèse. C’est ainsi qu’est calculé le prix. Le service est charmant, et nous repartons même avec un paquet de bonbons à la menthe en cadeau.

Officiellement, la rue est introuvable sur la carte mais c’est une parallèle située à l’est la rue principale, dans la vieille ville.

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