Hong Kong vintage

Hong Kong vintage

Quand on flâne dans , il y a comme une impression de déjà vu. La faute à Wong Kar Wai qui a fait autant pour la cité que Woody Allen pour New York. Chaque néon qui grésille, chaque ruelle pentue qui auraient tout pour devenir lugubre, se pare d’airs romantiques. On a envie de déambuler dans tous les coins et recoins à la recherche de femmes en qipaos, fumant élégamment autour d’un bol de soupe aux nouilles.

C’est particulièrement vrai dans un quartier tel que Sheung Wan où les buildings ont le charme des années 60, avec leurs teintes délavées crème, bleu ciel ou jaune. Dans ce port parfumé, il plane d’ailleurs un air rétro, comme si certains aspects de la ville restaient figés dans la période anglaise. Au Yuen Kee Dessert, on se croirait sorti du café de West Side Story. On y déguste des soupes sucrées aux recettes non changées depuis des lustres, comme celle aux haricots rouges et écorce d’orange, ou amande (lait d’amande et pointe d’amande amère) et graines de lotus.

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Il est d’ailleurs assez amusant de trouver des spécialités qui ne sont plus légion chez nos amis britanniques : à et aux macaronis , scones à l’ananas et spam (oui , ensemble), milk pudding.

Chez For Kee, on sert une grande partie de ces classiques, en débutant par le French Toast, qui n’a rien de French, mais a le charme d’un temps révolu : toast très haut, comme les torradas portugaises (probablement l’influence directe de Macao), dorées et arrosées d’un mélange de beurre salé et de lait concentré sucré. A côté, le sandwich au porc, tomate et mayo. Aussi simple et bon que le nom le laisse entendre. On agrémente le tout du café au thé (vous avez bien lu), un mélange de thé noir et nescafé dont raffolent les locaux.

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Côté dim sum au Lin Heung, rien n’a bougé d’un iota. La clientèle, plutôt âgé, lit paisiblement son journal pendant son petit déjeuner. Thé noir, thé au jasmin, et bouchées distribuées sur des trolleys à l’ancienne. Ce sont des dim sums roboratifs, bons dans la catégorie cuisine familiale. Pas de pâte ultra fine ou de garnitures chics mais une simplicité et un charme incontestable.

En image, cela donne : crevettes dans une pâte croustillante (faite à partir de purée de taro, qui, de manière saugrenue, se transforme en dentelle ciselée après friture), bouchées au porc, aux crevettes. Côté sucré, une custard asiatisante, c’est-à-dire très peu sucrée, et où le lait semble remplacé au moins en partie par de l’eau, puis ensuite, des bouchées à la farine de riz gluant, garnies de pâte de lotus et enrobées de graines de sésame.

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Pour le diner, le-resto-dont-j-ai-oublie-le-nom se spécialise dans la viande. C’est à la bonne franquette, on partage les tables. Pas de menu à rallonge comme dans les restaurants asiatiques d’Europe de l’ouest, on a le choix entre l’oie, le canard et le porc. Hop du riz à côté, une portion de légumes verts et c’est plié. Le porc  est du chiar siu, c’est-à-dire qu’il est mariné pour un goût un peu sucré. Quant au canard, il n’est pas laqué ni épicé mais tendre, savoureux. Ouvert depuis des décennies l’adresses reste une favorite des locaux.

Petit déjeuner chez l-autre-adresse-dont-j-ai-oublie-le-nom-mais-qui-peut-tout-de-même-vous-donner-faim, avec un plat référence, la soupe à la tomate. On choisit si l’on veut des nouilles ou des coquillettes dedans, ainsi que des toppings : corned beef, spam, porc effiloché, œuf, pickles. La soupe est légèrement sucrée et acidulée, et a le bon goût de la nostalgie 60’s. A côté, un grand verre de jus de citron salé au miel, pour désaltérer et titiller les papilles.

Le midi, voici une cantine, installée dans l’embarcadère pour Macao. Là encore, tout y est figé, dans le style western soy sauce : des classiques européens d’un autre temps avec quelques touches asiatiques. Mais pas de revisitée funky des années 2016, on sent le poids des années, les traditions qui n’ont pas changé depuis des lustres ; Ici, la spécialité, ce sont les nouilles instantanées (oui, apparemment, ça peut être une spécialité). On les sert avec du poulet tendre et doré, des oignons verts fondus et un poil de sauce soja. Ca goûte comme l’intitulé le laisse entendre : familial, roboratif.

On sirote sur Horlicks, du lait malté et c’est la joie.

Des lieux certes pas ultra raffinés gastronomiquement parlant mais avec un charme indéniable.

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