Festival de Dour

Retour en musique sur le Festival de Dour

Cinq jours de fête et de concerts qui s’enchaînent, le tout dans une ambiance chaleureuse et inoubliable. On vous raconte tout !

Dour, c’est cinq jours à chanter, danser, se déhancher, sauter, lever les bras en l’air, s’égosiller, scander nos refrains favoris. Bien sûr, comme on ne peut être au four et au moulin, le plus difficile est de faire des choix, de gérer les échanges “tiens, si on voit TON groupe à 22h, j’ai le droit d’assister à MON groupe à 1h30”. Une fois l’art de la négociation maîtrisé, laissons place à la fête, avec quelques moments qui resteront dans les annales.Festival de Dour LArt de Vivre La Culture

 

Notons déjà la grande diversité de la programmation, qui va du speed métal au dub planant, du hip-hop à verve au folk romantique. Rien de tel pour faire des découvertes et ouvrir ses tympans.

Puis, pour l’ambiance, rien ne bat une bonne averse qui décide de montrer le bout de son nez. Quoi de plus agréable que d’enfiler ses bottes de pluie, et de patauger dans la gadoue comme pour communier avec la nature (un grand dessein s’il en est). Vous êtes sceptiques? Regardez notre vidéo plus bas, et vous aussi, vous vous mettrez à chérir la drache nationale, on vous le garantit.

Le concert le plus planant

Ici, nous avons particulièrement apprécié Mogwai, qui joue toujours aussi fort (boules quies de rigueur), et toujours avec autant de mélancolie et de beauté. Les jeux de lumières accompagnaient parfaitement ces balades sombres pour une heure hors du temps.
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L’interprète le plus marquant

Le chanteur de The Hives était dans une forme olympique, haranguant la foule à coup de “How are you douring” – le meilleur jeu de mot du festival, “If you like The Hives, clap, and if you don’t, whatever, clap too” (si vous aimez The Hives, applaudissez, et si vous n’aimez pas, peu importe, applaudissez quand même), à la manière d’un leader charismatique. Le public était au rendez-vous et s’y est donné à coeur joie.

Le concert le plus touchant

Les membres de Girls in Hawaii remontaient sur scène pour présenter leur dernier album. C’est donc confirmé, ils continuent à exceller dans l’art de créer un rock-pop aérien, rêveur et nostalgique. Ce qui est émouvant, c’est la perpétuelle alternance entre spleen et fulgurances pleines d’espoir. Toujours sur la corde et terriblement grisant. Vous aurez envie de continuer à chanter leurs refrains pendant plusieurs jours (semaines?) de suite, parole de fille qui écoute Rorschach en boucle.

Le set plus entêtant

Les rythmes d’Acid Arab, tantôt lancinants, tantôt électriques, ont fait monter la température dans la salle. Ce duo turc, qui fait se percuter des airs d’acid house et des classiques orientaux, a donné un set brûlant. Voila de quoi nous faire remettre en question le cliché qui dit que ces genres sont opposés et ne se mélangent pas. En vrai, l’alliance fonctionne et ça bouillonne d’énergie.

Le groupe le plus déjanté

Prix remporté haut la main par les membres du Cairo Liberation Front, dont nous vous avions déjà parlé. Soundsystem qui remixe des airs de chaabi, et qui, malgré son nom, cache en fait une bande de mignons hipsters hollandais. Ils débarquent déguisés, remuent dans tous les sens, arrosent le public à l’aide de pistolet à eau rempli de vodka, font du stage-diving sur des tapis brodés, et, pour le final, nous font tous monter sur scène pour sautiller tous ensemble.

Le concert le plus attendu

NAS remontait sur scène pour célébrer les 20 ans de l’incontournable Illmatic, et c’est peu de dire que la plaine de la machine à feu était pleine à craquer. Le plus ahurissant étant le nombre de spectateurs qui connaissaient toutes les paroles par coeur, oui, toutes, pas seulement les deux dernières syllabes de chaque refrain (ce qui est notre spécialité, à la rédac’).

Sur fond d’images d’un New-York des années 90, décrépi et en même temps si cinématographique, la prestation était parfaite avec un flow fluide qui n’a pas perdu de sa superbe.

Le set le plus pointu

L’anglais Daniel Avery a su nous séduire avec son électro minimaliste et hypnotisante. Une heure et demi de set où l’on se laisse emporter, avec ces vagues d’énergie qui viennent doucement, doucement, doucement, jusqu’à l’explosion finale. Entêtant et qui nous a tous fait nous déhancher.

Le flow le plus ahurissant

C’est mademoiselle Soom-T qui décroche la palme avec son débit à vous en décrocher la machoire. Rythme maitrisé, un super moment de ragga entraînant et revigorant.

La bonne surprise

On avait quelques a priori à propos de la house à saxophone qui déferle sur nos ondes en ce moment, et dont Bakermat est un des leaders, mais sur scène, c’est convaincant, l’énergie est palpable et communicative, et on se laisse prendre au jeu. Encore une fois, le charme néerlandais n’est plus à démontrer!

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